“C’est horrible“ : Affaire du petit Emile, un témoin vient de révéler ce qu’il s’est passé le jour de sa disparition, les parents dans le collimateur

Disparu en juillet 2023, Emile n’avait plus donné signe de vie jusqu’à ce que ses ossements ne soient retrouvés plusieurs mois plus tard en mars 2024. S’il a été depuis enterré, l’enquête se poursuit et les gendarmes étudient toutes les pistes pour faire la lumière sur cette bien triste affaire. Un objet a d’ailleurs attiré leur attention, il est en cours d’analyse et pourrait bien confirmer une thèse qui changerait la donne.
Après des mois d’incertitude et de recherches acharnées, l’affaire Émile Soleil a pris un tournant décisif. L’enfant de deux ans et demi, disparu en juillet 2023 dans le hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), a été formellement identifié grâce à des ossements retrouvés fin mars 2024. Alors que sa famille lui a rendu un dernier hommage, l’enquête judiciaire se poursuit avec des développements récents qui renforcent la thèse d’une intervention humaine dans sa disparition… Les obsèques d’Émile Soleil se sont tenues le 8 février 2025, en deux étapes
La première partie consistait en une messe publique, célébrée à la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Ce choix de lieu n’était pas anodin puisque la basilique abrite les reliques de Marie-Madeleine et est considérée comme l’une des églises les plus prestigieuses de Provence
Après la cérémonie religieuse, la seconde partie des obsèques s’était tenue dans la plus stricte intimité. Si les causes exactes du décès restent indéterminées, les experts en criminalistique ont pu isoler un ADN étranger sur les restes découverts, renforçant donc un peu plus l’hypothèse d’une intervention humaine.
La section de recherches de Marseille continue d’exploiter les différentes pistes disponibles dans l’affaire Émile, et cela ne se limite pas aux rapports d’expertise biologique et médico-légale. Comme le rapporte BFM DICI, les enquêteurs doivent aussi analyser les nombreuses lettres et courriers anonymes reçus depuis la disparition de l’enfant. Accumulés depuis près de vingt mois, ces documents s’entassent désormais dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Digne-les-Bains puis plus récemment à l’escadron de gendarmerie
Certaines lettres, souvent ignorées faute d’éléments concrets, parviennent parfois à capter l’attention des enquêteurs. Ce fut notamment le cas à la fin du mois de février lorsqu’une missive intrigante a poussé les gendarmes à relire chaque mot à plusieurs reprises, tant son contenu semblait précis et circonstancié. Dans la première semaine du mois de mars, des gendarmes ont même été envoyés dans la région de Tours et autour de Paris, afin de procéder à des vérifications, selon BFM DICI, qui cite des sources concordantes
Cependant, ni les forces de l’ordre ni le parquet d’Aix-en-Provence n’ont officiellement confirmé ces démarches. Interrogé sur ces investigations, le procureur Jean-Luc Blachon a déclaré : “Je n’ai aucun commentaire à faire”, précisant tout de même qu’il s’agissait de “simples vérifications” et ajoutant que “les enquêteurs travaillent toujours”
Une correspondance abondante, mais rarement décisive…
L’envoi massif de lettres anonymes a été une constante dans cette affaire. Depuis le début de l’enquête, des centaines, voire des milliers de courriers sont parvenus aux autorités. Certaines ne contiennent que des spéculations, mais d’autres nécessitent un examen plus approfondi. “On reçoit 1 000 courriers anonymes et certains sont plus intéressants que d’autres.
Ils méritent des vérifications. On les trouve très intéressants et circonstanciés et on cherche à savoir qui se cache derrière, s’il est étranger à la famille ou pas. D’où a pu venir ce courrier, qui l’a envoyé et pourquoi ?”, explique une source proche de l’affaire citée par BFM DICi
Un objet récemment saisi pourrait faire avancer l’enquête
Malgré la masse de lettres reçues, toutes n’aboutissent pas à des auditions ou déplacements sur le terrain. Seuls les courriers jugés particulièrement crédibles justifient des interventions sur le terrain ou des enquêtes complémentaires. Les enquêteurs ont déjà analysé un grand nombre de ces courriers, y compris ceux provenant de médiums affirmant connaître la vérité.
Mais la plupart du temps, ces derniers n’ont apporté aucun élément concret… “La plupart du temps, ce sont des déclarations fantaisistes et farfelues”, a conclu une source citée par BFM DICI. L’enquête continue également dans les Alpes-de-Haute-Provence, où de nouvelles auditions sont prévues dans les prochains jours. D’après nos confrères, des gendarmes présents lors des premières heures suivant la disparition d’Émile vont être de nouveau entendus
Mais ce n’est pas tout. Toujours selon BFM DICI, une “imposante” jardinière a été saisie par les enquêteurs aux abords de la chapelle du Haut-Vernet pour faire l’objet d’une expertise sans qu’une quelconque raison ne soit donnée. “Cette jardinière est une sorte de gros bac en bois. Installée à proximité de l’édifice religieux pour empêcher les voitures de se garer
Malgré le dénouement des recherches du petit Emile et la récente inhumation du petit garçon, l’affaire est loin d’être close et pourrait confirmer dans les prochains jours l’intervention jugée fort probable d’un tiers